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Prenez le temps de lire ci-dessous. L'escargot de la Décroissance vous donne le tempo. Ne passons pas trop de temps sur l'Internet.
N O U V E A U - B L O G
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Radio :: Un nouvel art de militer / La très sainte consommation

Le fiston Vincent squate le blog :: Radio Libertaire a invité entre autres l'écrivain et le photographe du livre "Un nouvel art de militer"... Rassemblement des actes militants, des initiatives pour que les choses bougent ici et maintenant !





((Mis sur le net à la maison sur le serveur de maman chez toile-libre - hébergement alternatif - voilà pour la pub))









LE MESSAGE ORIGINAL de présentation (mail) avec toutes les infos ::



Salut,

A signaler l'émission Chroniques Rebelles, sur Radio Libérale (heu, Libertaire) aujourd'hui, le thème était "l'Art de militer", avec les auteurs du bouquin du même nom qui a un beau clown en couverture (et dédié à la mémoire de Samuel Roulleau, le saviez-vous);



L'émission a parlé de toutes les formes originales de militantisme, un peu de la BAC et pas mal de l'Eglise de la Très Sainte Consommation (et on s'est bien marrés)...

Vous pouvez (vous devez) l'écouter sur www.consomme.org (lien direct :http://www.consomme.org/gospel.html et vive les Soldes.



A tchao



K.

Grand froid et indifférence politique en France : hébergement pour les migrants et sans abris

Une nouvelle fois, la France connaît une vague de grand froid.
Une nouvelle fois, des personnes meurent en France.
Une nouvelle fois des vies sont menacées en France du fait du manquement de l’Etat à ses devoirs les plus élémentaires et son absence de réponse aux nécessités premières : porter assistance aux populations les plus stigmatisées, défavorisées, délaissées ; offrir un hébergement d’urgence.

Alors que le plan grand froid est déclenché, et qu’aucun gymnase n’a été réquisitionné pour elles, des centaines de personnes, majeures et mineures d’origines afghanes, kurdes, irakiennes… errent dans les rues de Paris à la recherche d’un refuge, d’un abri, d’un lieu. Et c’est par la « force des choses », loin des regards et donc si proche - comme en écho aux nouveaux camps qui se pérennisent dans les bois de Vincennes ou de Versailles, aux abords des périphériques des villes de France… – sous les ponts, quai de Jemmapes, quai de Valmy, que des campements de fortune ont été créés, des tentes installées, que des feux sont, jours après jours, allumés. Non seulement pour se réchauffer et se protéger du vent, de la neige, de la pluie, et du froid à pierre fendre, mais aussi pour lutter contre l’indifférence, le cynisme, le mépris de l’Etat. A cœur fendre.

Car cette froideur climatique ne peut que renvoyer à la « froideur » intolérable, insupportable du climat politique actuel. Plus encore, elle désigne l’irresponsabilité absolue des pouvoirs publics, l’inanité, la schizophrénie et les conséquences ubuesques et pathétiques sur le terrain des politiques publiques misent en place aujourd'hui (immigration, logement…) :
- 115 qui amène des personnes sans abris dans le local ouvert pour cause de grand froid à Calais (à rappeler : grève du 115 le 21 janvier 2010 pour protester contre le manque de moyens) ;
- police des frontières qui demande à l’association Salam d’héberger, dans le lieu d’accueil d’urgence situé à Bailleul, des dizaines de mineurs afghans dont elle ne sait que faire, faisant courir par là même le risque à celle-ci de passer sous le coup de la loi et du délit de solidarité.

Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient ouverts dans les délais les plus brefs, de jour comme de nuit (loi Dalo !!!), partout où c’est nécessaire, de façon que soient mises hors de danger les personnes exposées à une mort certaine.

Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes et obtenir des rendez-vous auprès de la DDASS et institutions concernées.

Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation aussi urgente que nécessaire.

Arrêt des rafles, des chasses à l’homme et des expulsions.
Respect du droit d’asile.
Hébergement pour tous.

Premiers signataires : 9ème Collectif des sans-papiers, Association Salam (Calais et Dunkerque), CDSL, DAL, Collectif Les Morts de la rue,

Contacts :
9ème Collectif,  06 13 95 22 07, 06 03 58 39 59
Association Salam, 06 26 38 66 19
CDSL, 06 83 66 24 78
DAL, 06 09 59 19 74
Collectif Les Morts de la rue, 06 82 86 28 94

Rassemblement lundi 11 janvier 2010

A Paris, à 17h30, sur le pont, entre le quai de Valmy et le quai de Jemmapes, près
du métro Jaurès.
A Calais, à 19h, devant le BCMO, place de Norvège.


ooOOOoo

Déjà le 19 décembre, nous participions à une Journée d'actions pour l'application de la loi de réquisition !

Alors que la crise du logement s'aggrave, il y a 1,8 million de logements vacants en France, dont 330 000 en Ile-de-France et 122 000 à Paris, selon l'Insee. Ils sont vides par négligence, par calcul mercantile, par refus égoïste de louer… et cela sans compter les millions de mètres carrés de locaux et de bureaux également inoccupés…

Ces logements sont vacants alors que 15 000 ménages en Ile-de-France dont 10 000 à Paris sont reconnus prioritaires et attendent que les préfet les relogent comme les y oblige la loi Dalo.

Ils sont vacants, alors que des artistes, des précaires, des intermittents des jeunes, des étudiants, ou des mal-logés réquisitionnent des espaces vacants pour se loger, en faire des lieux de vie, de travail et d'échange. Ils restent vides lorsque les habitants en ont été expulsés, comme 69, rue de Sèvres…

Ils sont vacants depuis parfois des décennies, comme le 1 bis, place des Vosges réquisitionné depuis le 27 octobre.

Ils sont vides et pourraient servir de logements « tiroir » pour les résidents de foyers en réhabilitation plutôt que les expulser et les laisser dehors comme rue David-d'Angers.

Ils sont inoccupés alors que des demandeurs d'asile et des sans abris se cachent pour dormir dans des squares et des sous-bois.

Ils sont vides, alors que les sans abris meurent plus nombreux chaque année, que les enfants des taudis sont atteint de saturnisme, que les famille entières sont en errance sans pouvoir assurer une vie et une scolarité décente à leurs enfants, car ils sont privés de logement

Ils sont vides alors que les marchands de sommeil, les spéculateurs et les bailleurs privés font leur beurre, que les couches populaires sont chassées des centres, que les jeunes et les étudiants ne peuvent plus se loger que les locataires se serrent de plus en plus la ceinture pour payer leur loyer…

Ils sont vides, alors que 1,3 million de familles attendent une HLM, dont 300 000 familles en Ile-de-France, que le nombre d'expulsions sans relogement est en hausse à cause de la spéculation et de la flambée des loyers.

L'État est en faute, car il refuse d'appliquer la loi de réquisition, il piétine la loi Dalo. Or la loi de réquisition a été utilisée avec succès depuis sa création en 1945, notamment en 1995 et 1996, suite à l'occupation de la rue du Dragon par des sans logis, des associations, l'Abbé Pierre, et beaucoup d'autres.

La suite ici


http://www.jeudi-noir.org

ooOOOoo

Le 27 novembre, dans les plus grandes villes de France, nous étions conviés à une deuxième édition de la Nuit solidaire pour le logement, à l'invitation  du Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement des personnes sans abri et mal logées, né fin 2007 et constitué à ce jour de 31 associations et fédérations solidaires. Lors de la première édition en février 2008, déjà, nous, associations et citoyens, étions invités à nous rassembler le temps d'une nuit au cœur de la ville pour interpeller l'opinion et les pouvoirs publics sur la crise du logement.
Cent mesures prioritaires en faveur des personnes sans abri et mal logées, à adopter rapidement, ont été proposés lors de cette première édition.
Depuis, ces mesures attendent toujours leur mise en œuvre. Alors que la crise du logement touche aujourd'hui 10 millions de personnes, le Collectif dénonce une aggravation de la situation sur le front du logement : 
- Trop de personnes à la rue ou logées dans des conditions indignes, abris de fortune, camping, logements insalubres, dangereux, surpeuplés.
- Des centres d'hébergement saturés et un accès au logement « bloqué ».
- Des dépenses logement  atteignant des niveaux record (des centaines de milliers de ménages y consacrent jusqu'à 50% de leurs revenus).
- Une application beaucoup trop limitée de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo).

C'est pourquoi nous espérons... nous espérions et ne cessons d'espérer. Mais ça urge.

ooOOOoo

Une solution de logement économique pour les sans-abris
http://www.zoeoutdoors.com/id17.html

"Manifeste pour la Terre et l’Humanisme", de Pierre Rabhi

4e page de couverture :
« Au-delà des catégories, des nationalismes, des idéologies, des clivages politiques et de tout ce qui fragmente notre réalité commune, c’est à l’insurrection et à la fédération des consciences que je fais aujourd’hui appel, pour mutualiser ce que l’humanité a de meilleur et éviter le pire. Cette coalition me paraît plus que jamais indispensable compte tenu de l’ampleur des menaces qui pèsent sur notre destinée commune, pour l’essentiel dues à nos grandes transgressions.
« Par “conscience”, j’entends ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie et définir les engagements actifs que lui inspire une véritable éthique de vie pour lui-même, pour ses semblables, pour la nature et pour les générations à venir. »

Agriculteur, écrivain et penseur français d’origine algérienne, Pierre Rabhi est un des pionniers de l’agriculture biologique et l’inventeur du concept des « Oasis en tous lieux ». Il défend un mode de société plus respectueux des êtres humains et de la terre.

Manifeste pour la Terre et l’Humanisme de Pierre Rabhi (Actes Sud, 2008, préface de Nicolas Hulot)

Pour une régularisation globale et la suppression du ministère de la Honte : les sans-papiers à l'Elysée samedi 9 janvier

A l’appel de la CSP 75, des collectifs de sans-papiers occupant l’immeuble du 14, rue Baudelique, Paris 18e et de collectifs de
province et d'Ile-de-France, une manifestation nationale aura lieu samedi 9 janvier en direction de l’Elysée pour continuer à exiger la régularisation globale de toutes et tous les travailleur-e-s sans-papiers (c'est-à-dire de tous les sans-papiers, puisque TOUS travaillent, qu’ils soient déclarés ou au « noir ») et la suppression du ministère de la honte de M. Besson.

M. Sarkozy doit enfin comprendre que cette régularisation globale est la seule solution pour mettre un terme à cet état de non-droit qui fait de ces centaines de milliers de travailleur-e-s sans-papiers les esclaves du troisième millénaire.

M. Sarkozy doit admettre que, malgré ses discours de « fermeté », de répression et de stigmatisation relayés par les Hortefeux-Besson et consorts, qui n’ont d’autre objectif que de vamper les électeurs du FN, il a perdu la bataille de l’opinion publique française, celle-ci, selon un sondage récent, étant favorable à 88% à une régularisation de ces travailleur-e-s sans-papiers, privés de droits, dont plus de 6 000 sont aujourd’hui en grève.

M. Sarkozy doit reconnaître l’échec de cette politique du pire, qui s’affirme aujourd’hui par une baisse notable des expulsions de sans-papiers en 2009 (1), conséquence entre autres de relations de plus en plus dégradées avec des pays d’où sont originaires les sans-papiers (2) :

(1) Ainsi, sur les 29 000 expulsions programmées et claironnées à tous vents au début 2009, le chiffre annoncé fin décembre est de 20 800, qui comprend aussi bien les retours forcés (dont le coût par sans-papiers, payé par les contribuables, s’élève à environ 18 000 euros) que les départs volontaires. Comme en 2008 avec Hortefeux, ce chiffre est grossièrement manipulé, plus de la moitié de ces « expulsions » étant des retours volontaires, notamment de Bulgares, Roumains qui, leur pécule de retour empoché, reviennent sur le territoire français.

(2) Plusieurs consulats d’Afrique ou du Maghreb rechignent désormais de délivrer à la police française les laissez-passer provoquant l’expulsion de leurs compatriotes sans-papiers. Ces consulats ont été sensibilisés afin qu’ils cessent d’être complices de cette injustice lors de la campagne « racket sur les cotisations des sans-papiers » lancée en septembre 2008 par Droits devant !! et menée aujourd’hui par 43 organisation.

En outre, dans le cadre de cette campagne, des pays comme le Mali, l’Algérie et dernièrement Haïti refusent de signer les accords bilatéraux d’immigration choisie qui les contraindraient à accentuer la délivrance de ces laissez-passer.

M. Sarkozy, malgré les écrans de fumée racistes et discriminatoires que vous tentez de jeter à l’opinion publique de France (bide de l’identité nationale, minarets, burqa, islamophobie rampante…) pour occulter la faillite de votre politique « sociale », vous ne pourrez retarder sans fin l’évidence de cette régularisation globale, les travailleur-e-s sans-papiers et leurs soutiens, de plus en plus nombreux, étant déterminés à se mobiliser plus que jamais.

M. SARKOZY, MAINTENANT, REGULARISEZ !!
SAMEDI 9 JANVIER – DEPART DE LA RUE BAUDELIQUE A 14 H 00
MANIFESTATION NATIONALE DES SANS-PAPIERS VERS L’ELYSEE

Droits devant !!
7 janvier 2010
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Droits devant!!,  44, rue Montcalm, 75018 Paris, 01 42 58 82 22, http://www.droitsdevant.org

La déontologie de l'expertise ne se limite pas à la transparence sur les conflits d'intérêts

Le fiasco de la stratégie de lutte contre la grippe A, élaborée par 
des experts ayant des conflits d’intérêts, n’est qu’un exemple de plus 
des conséquences néfastes d’un système d’expertise publique dépendant 
des industriels. Face à l’inertie des autorités, c’est aux citoyens et 
aux associations de se mobiliser pour briser ce cercle vicieux.

La Fondation Sciences Citoyennes déplore que la table ronde « 
Expertise et conflits d’intérêts », organisée le 10 décembre par la 
Haute Autorité de Santé (HAS) en soit restée à des discours de 
congratulation réciproque, sans état des lieux critique ni 
propositions concrètes de changement. Or cette ambiguïté permanente 
entre intérêts privés et publics ne saurait cesser sans une loi pour 
définir et faire appliquer une véritable déontologie de l’expertise.

La HAS, le LEEM (organisation de l’industrie pharmaceutique), l’AFSSA 
(Agence de sécurité des aliments), un conseiller d’Etat ainsi que des 
leaders d’opinion prétendent que le système d’expertise et 
d’information s’est amélioré, parce qu’ils prononcent désormais 
ouvertement le terme « conflits d’intérêts » et qu’un rudiment de 
déclaration publique d’intérêts existe…  Ce satisfecit devrait alerter 
la société civile sur un danger majeur : la transparence (fort 
lacunaire) sur les liens des experts avec des industriels n’est qu’un 
alibi servant à légitimer les conflits d’intérêts et à désamorcer 
jusqu’à la question de l’opportunité d’une délibération citoyenne sur 
le système dans son ensemble. Accepter le lobbying, l’influence par 
les groupes d’intérêt ainsi que les conflits d’intérêts, pourvu qu'ils 
soient transparents, c’est une pente glissante qui peut mener à la 
disparition pure et simple de l’intérêt général, faute de groupes 
d’intérêts puissants pour le porter.

La transparence n’est pas un but en soi, mais une étape sur la voie de 
la limitation et de l’élimination des conflits d’intérêts. Cela est 
une ligne de force des propositions de la Fondation Sciences 
Citoyennes, avec la création d’une Haute autorité de l’expertise et de 
l’alerte indépendante. En tant qu’instance éthique, celle-ci doit 
poser les principes d’une déontologie de l’expertise, l’affirmant 
comme pluraliste et pluridisciplinaire, systématiquement 
contradictoire, transparente à tous les niveaux (données brutes, 
délibérations, critères de sélection des experts…) et faisant place à 
l’expertise citoyenne. Un droit de saisine associative et un fond de 
financement devraient permettre la concrétisation de cette expertise. 
Cette Haute autorité définirait le statut des experts et affirmerait 
leur responsabilité ; elle exigerait des déclarations d’intérêts
complètes et aurait un droit de contrôle et de sanction.
Elle définirait ce qui relève ou non de l’alerte, ainsi que le statut 
des lanceurs d’alerte. Ceux-ci sont les seuls à briser ce système 
d’expertise verrouillé par les conflits d’intérêts, et il faut qu’un 
cadre juridique les protège des représailles auxquelles ils s’exposent.

Les critiques et les questions que la Fondation Sciences Citoyennes a 
pu formuler lors de cette table ronde sont restées sans réponse. 
L’enjeu est pourtant majeur : c’est notre santé à tous. Les citoyens 
doivent exiger une remise à plat du système actuel d’expertise et de 
prise de décisions politico-sanitaires. Ils doivent contrecarrer les 
tentatives de banalisation et de légitimation du lobbying, comme le 
fait la veille citoyenne mise en place par le réseau Etal (Encadrement 
et Transparence des activités de lobbying).

Fondation Sciences citoyennes : http://sciencescitoyennes.org

Etal : http://www.adequations.org/spip.php?rubrique291

Contact : Elena Pasca 01 43 60 01 35